
Voici quelques témoignages de parents ayant été accompagnés
par une doula. Leur expérience leur a donné envie de partager
ce que leur a apporté cette forme d'accompagnement.
NOTE : Nous avons aujourd'hui reçu plus de témoignages de parents
accompagnés pour des naissances à la maison que de naissances à
l'hôpital. Nous souhaitons préciser que pourtant, les accouchements à
domicile représentent une part beaucoup moins importante d'accompagnement
que ceux à l'hôpital, et que les doulas soutiennent le choix des parents,
quels qu'ils soient, elles ne font pas de militantisme pour un choix ou l'autre !
Si vous souhaitez aussi témoigner, écrivez-nous à info(arobase)doulas.info
Voici ces différents récits :
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Témoignage de Véronique, maman de Lunelle
J'ai rencontré Claire par le biais d'un forum alors que je commençais mon 8 ème mois de grossesse. J'étais désespérée car je voulais avoir une chance d'accoucher par voie basse et ayant eu deux césariennes précédemment pour la naissance de mes deux paires de jumeaux, je n'arrivais pas à avoir de réponse ferme de l'obstétricien qui me suivait.
Claire m'a épaulée dans la recherche d'un médecin qui soit suffisamment ouvert d'esprit pour envisager cette option. Elle m'a aussi beaucoup aidée à prendre confiance en moi et en mes capacités à mener ma grossesse à terme (ce que je n'avais pas fait jusque là).
J'ai été très soutenue et réconfortée. Beaucoup par le biais de nos conversations sur internet, mais aussi par les rencontres que nous avons eu.
Mes amis, qui me voyaient de plus en plus stressée, ont remarqué un très net changement de comportement après les premiers contacts sur le net et surtout ma première rencontre avec Claire. Mon mari aussi a remarqué ce changement et a lui même été plus zen voyant que j'allais mieux. Il a pu aussi poser des questions lors de nos rendez vous et ainsi prendre conscience de l'aide qu'il pourrait m'apporter pendant l'accouchement.
J'ai pu aborder avec elle toutes les questions sur mes doutes concernant mes capacités autour de cet accouchement que j'envisageais. J'ai aussi parlé avec elle de mes deux précédents accouchements qui m'avaient beaucoup marqués surtout le premier qui a et est encore dur à vivre psychologiquement.
Même, si j'ai du finalement accoucher par césarienne, je sais que grâce à Claire, j'ai fini ma grossesse dans le meilleur état d'esprit possible et que j'ai rencontré un chirurgien formidable qui m'a accouchée dans les meilleures conditions que je pouvais espérer. Je lui en suis infiniment reconnaissante.
Nous nous sommes revues après mon accouchement et elle m'a aussi montré comment me servir de mon écharpe de portage.
Claire m'a étonnée par sa disponibilité et sa capacité d'écoute. Et son aide a été essentielle pour moi.
Véro, maman de Mathilde et Justine 19/12/1997, de Brice et Gabriel 31/07/2001 et de Lunelle 11/08/2007
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Témoignage de Karen, maman de Nathan
Il y a 12 ans que j'ai assisté a mon premier accouchement à
domicile avec une sage femme et une doula. Je ne savais pas vraiment les rôles
ni l'utilité de chacune, mais je savais que leurs présences
étaient indispensables pour la maman. La doula, Sherry, était
une très bonne copine à moi; j'avais même gardé
ses enfants pendant qu'elle accouchait à l'hôpital
au Canada.
Dix ans plus tard, un nouveau parcours de ma vie m'a emmené en
France, j'était enceinte de mon premier bébé et j'ai
repensé à mes copines et à l'accouchement, une mémoire
tellement intime, puissante, mémorable que je voulais accoucher de la
même façon : à la maison avec ma propre sage-femme et ma
doula.
Pour plusieurs raisons je n'ai pas eu cette expérience pour ma
première grossesse. Nous habitions paris, je ne connaissais personne,
je n'ai pas eu le temps ni autant l'envie de m'organiser pour
l'accouchement....l'arrivé du bébé en bonne
santé et ‘sans problème' était
La plus grande préoccupation de mon mari. Je croyais que le rôle
de la sage-femme a l'hôpital était d'accompagner, d'encourager
une maman pendant tout le travail. Je voyais la sage-femme à l'hôpital
un peu comme la doula chez ma copine. Je me suis trompée (!!!) car la
sage-femme à l'hôpital était comme une infirmière
: elle surveillée tout les heures avec une auscultation du col de l'utérus
pour voir ou j'en étais, et puis elle m'a laissée
dans ma souffrance et mon inconnu toute seule, sans même me demander si
j'avais soif, faim, si je voulais quelque chose...je me suis rendu
compte plus tard que pendant mon accouchement, j'avais besoin qu'on
s'occupe de moi, qu'on soit à mes côtés, et
qu'on soit surtout a mon écoute. A l'hôpital je ne
voulais pas la péridurale, cette drogue qui ‘facilite' le
déroulement des accouchements sans douleur, ce médicament qui
permet de taire trop de mamans qui crient trop fort, qui ressentent la magique
puissance de ce rite de passage, de ces bains d'hormones. J'ai fini
par accepter la pression de prendre la péridurale, et j'ai fini
par dormir jusqu'à ce qu'on me réveille pour pousser...quand
le bébé était né, c'était comme si
je n'avais pas participé a mon accouchement. Je me sentais étrange,
très seule (même avec mon formidable mari qui voulait aider mais
qui ne savait pas à quoi attendre...), presque mécanique à
mes propres yeux. Quelques années plus tard je me suis promis que le
2ieme l'accouchement aller se faire chez moi avec une sage-femme (une
vraie) et une doula. Voici mon témoignage :
J'ai cherché sur internet pour trouver un doula dans ma région,
ce qui n'a pas été facile car les doulas en France ne sont
pas reconnues et pas nombreux. Je suis tombé sur le site de l'association
Harmonaissance avec quelques pages d'explication. Heureusement j'ai
trouvé Claire, une femme très encourageante et gentille. Quand
je l'ai eu au téléphone pour la première fois je
savais que je voulais sa présence pendant mon accouchement. Tout d'abord,
elle a vécu son propre accouchement à domicile! La voix douce
et patiente, une femme toute a fait à mon écoute, une personnalité
forte mais pas envahissante, une énorme connaissance sur le corps féminin
et sur les sensations pendant la grossesse....
Elle proposait pendant notre premier rencontre des explications sur les façons
différentes de gérer mes sauts d'humour, mes douleurs, mes
petits soucies, mes grands sentiments, mes questions sur bébé
n°2 et son arrivé chez nous....et elle écoutait aussi
tout les questions de mon mari (!!!), ce qui à aidé à se
détendre l'atmosphère à la maison. Pendant la grossesse,
elle m'a aidé à rester aussi zen que j'en été
capable. Des fois j'ai appelé Claire juste pour discuter de l'allaitement,
des fois je l'appelais pour en savoir plus sur les rencontres qu'elle
faisait sur Paris pour son association.
A presque 9 mois j'ai eu une nuit de pré-travail. C'était
douloureux et même la sage-femme a
cru que c'était bon...bébé allait sortir....ce
n'était que du pré-travail mais le col de l'utérus
avait travaillé jusqu'à 4cm d'ouverture. J'ai attendu
2 semaines (d'enfer !) pour le jour de l'accouchement...pendant
ce temps j'avais tellement besoin de soutien car je croyais que c'était
de ma faute si le bébé n'était pas encore arrivé.
Je cherchais un blocage, une explication, j'avais trop hâte et j'en
pouvais plus de la grossesse....pendant ce temps Claire m'a appelé
très souvent, elle prenait de mes nouvelles, écoutait mes larmes
et elle vivait mes questions avec moi. Je ne me sentais pas seule. Le soutien
que j'ai eu surtout pendant cette période très dur a été
pour moi absolument entourant et essentiel. Finalement le travail à recommencé
la nuit de l'anniversaire de mon mari (quel cadeau pour lui!); pendant
ce jour, j'avais fait la fête, j'avais préparé
à manger, j'avais dansé, j'avais chanté, j'avais
lâché un peu mes pensées de l'accouchement ; Bien
sûr, vers minuit après que les amis sont partis, le travail a recommencé
avec intensité. La sage femme et Claire sont venues dés mon appel.
Pendant que C.surveillait mes actions, mon énergie et ma physique, Claire
s'occupait totalement de mon bien-être, de mes demandes, de ma confiance....elle
m'a presque chanté des encouragements et des compliments pour mon
bon travail. Elle m'a embrassé quand je cherché les bras.
Elle m'a lavé quand j'avais les nausées. Elle m'a
tenue la main quand j'ai poussée.
Quand le bébé est né, j'étais complètement
épuisée. Apres la naissance, Claire est restée pendant
des heures à me materner, à s'occuper de moi et à
rester présente. Elle m'a encouragé pour l'allaitement
et quand j'avais des questions elle a décrit ses propres expériences
pour me soulager. Elle m'a aussi montré des astuces pour porter
mon bébé dans une écharpe. Elle est restée une bonne
copine et restera toujours dans mes souvenirs une présence nécessaire
pour que je vive bien ma grossesse et mon accouchement.
Karen, maman d'Elia et de Nathan, né le 28 avril 2006.
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Témoignage de Karine, maman de Chloé
J'ai rencontré Claire au début du mois d'octobre 1994
; nous sommes devenues amies et même si nos vies et « tribulations
» nous ont quelques fois éloignées, nous avons toujours
réussi à garder contact et c'est ainsi que j'ai découvert,
petit à petit, ses réflexions et ses choix sur la maternité,
la naissance, l'éducation des enfants etc...
Toutefois, n'étant pas mère à ce moment là,
j'ai observé « de loin » Claire devenir Doula et ai
découvert ce que cela signifiait.
Je suis tombée enceinte en mars 2006 et ai donc commencé à
« surfer » sur le forum d'Harmonaissance et j'ai présenté
Claire à mon fiancé.
L'idée d'avoir un soutien « non médical »
au cours de ma grossesse me paraissait tout à fait utile et plaisant
et c'est ainsi que Claire devint « notre » Doula.
Tout au long de ma grossesse, les séances avec Claire m'ont apporté
réconfort, confiance, informations utiles et pratiques et c'est
elle qui m'a conseillée la maternité où je me suis
inscrite pour accoucher et d'y amener un projet de naissance.
Mon fiancé croit beaucoup en la médecine d'aujourd'hui
mais, malgré cela, il a toujours respecté le fait que cela me
« fasse du bien ».
Claire m'a apporté ce qu'aucun autre membre du corps médical
n'a pu m'apporté : un soutien personnalisé et humain...
Et toujours dans la douceur.
C'est aussi pour cette raison que j'ai souhaité qu'elle
nous accompagne à la maternité et reste à mes cotés
pendant mon accouchement... qui a été très long car
les contractions « douloureuses » ont commencé dans la soirée
du mardi 28 novembre et notre fille a vu le jour le jeudi 30 novembre 2006 à
1h55.
Le choix de la maternité fut le bon car notre projet de naissance fut
respecté et rien ne nous fut imposé.
Je ne la remercierai jamais assez car elle s'est consacrée à
nous pendant 1 jour et 2 nuits et n'a pas vu son mari et ses enfants pendant
tout ce temps.
Avoir une Doula à ses côtés pendant sa grossesse, c'est
le « petit » plus qui fait la « grande » différence.
Karine, Maman de Chloé née le 30 novembre 2006
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L'accompagnement de la naissance d'Angélique par Claire
J'ai rencontré Claire pendant la grossesse. Ses visites à la maison m'ont permis de me relaxer,
mais surtout de faire un travail sur moi afin d'envisager harmonieusement la grossesse et l'accouchement.
Ces entretiens m'ont permis de mettre en mots mes angoisses et de mettre de l'ordre dans mes émotions et mes
désirs quant à cette maternité.
C'est surtout sa disponibilité et son écoute bienveillante qui m'ont fait le plus grand bien. J'étais assez
anxieuse au cours de cette grossesse, notamment concernant mes capacités à être mère.
Chaque fois que j'en éprouvais le besoin (et même tard le soir ou les week-end), je pouvais lui téléphoner.
Elle m'a toujours écoutée avec patience, sans jamais me juger, et m'a apporter le réconfort dont j'avais besoin,
riche de son expérience de maman et de ses qualités humaines.
Le jour de la naissance d'Angélique, elle nous a rejoint au moment du départ à la maternité avec notre sage-femme.
Sa présence fut un bonheur, image maternante me donnant une impression de sécurité. Elle s'est jointe à mon
conjoint et à ma sage-femme pour me soutenir physiquement et moralement, m'aider à respirer, à trouver les
bonnes positions, me masser, etc...
Sans que personne ne se gène, chacun m'apportant quelque chose de différent.
Je suis heureuse d'avoir partagé ce moment avec elle.
Son aide et son soutien ont continué après la naissance, par des visites et des entretiens téléphoniques.
Toujours là pour me rassurer sur mes qualités de maman, pour me conseiller et répondre à mes questions sur
l'allaitement, le cododo, le portage, les rythmes du bébé, le parentage en général; et surtout me soutenir
dans les periodes difficile (conflits familiaux, inquiétudes relatives au bébé, premières séparations, etc...)
Je suis vraiment heureuse de l'avoir rencontré, son accompagnement fut pour moi d'une valeur inestimable.
Marie Gaelle, Sage-femme, maman d’Angélique, née le 20 juin 2006
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Témoignage de Delphine et de Ludovic, parents de Louisa, août 2006
Etre accompagné par Marie pendant ma grossesse m'a beaucoup rassurée
car toutes les questions que je me posais, elle a su y répondre avec
des mots clairs et précis. Grâce à nos rencontres, j'ai
découvert des techniques pour me relaxer pendant les contractions, d'abord
utile au début chez moi, puis à la maternité... Nous
avons parlé des changements émotionnels et de mes peurs...
J' ai compris le rôle de la douleur et apprivoisé différemment
les contractions. Mes craintes se sont envolées... L'accouchement
n'avait plus de secret pour moi, et tout s'est très bien passé
: j'ai mis mon bébé au monde sans péridurale. Certaines
phrases que Marie m'a transmise quelques semaines avant la naissance de mon
bébé m'ont accompagné, comme par exemple " A chaque
contraction, bébé descend... ", cela m'a aidé
à vivre les étapes de l'accouchement... Une fois que j'ai
commencé à pousser, la douleur s'est effacée et je n'ai
plus cesser que de penser à mon bébé qui, dans quelques
minutes, serait dans mes bras.
L'accouchement, c'est merveilleux, avec ou sans douleur ! C'est l'instant où
l'on donne la vie au bout de 9 mois d'attente. On se félicite surtout
si on a laissé faire la nature : c'est notre exploit ! J'étais
tellement heureuse d'avoir mon bébé dans les bras !
Après l'accouchement, Marie est venue me voir à la maternité
puis à la maison. Mon compagnon et moi avons pu discuter avec elle de
nos impressions. Elle nous a présenté le portage en écharpe :
c'est très agréable et naturel. J'adore faire découvrir
le monde à ma fille et avoir les mains libres.
J'ai été épanouie et resplendissante durant ma maternité
grâce au suivi et à la préparation à la maternité
et aux rencontres avec Marie.
Delphine, maman de Louisa née en Août 2006.
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Témoignage de Séverine, maman de Ruben, né le 12 avril 2006
"Avant même d'être enceinte, j'avais fait le choix d'une naissance
naturelle et respectée. non que mon premier accouchement fut difficile ; il
a été aussi parfait que puisse l'être un accouchement médicalisé ; mais par
ce que j'avais l'impression quand ne m'informant pas qu'autre chose était possible,
on m'avait volé mon accouchement. Il me semblait évident et nécessaire de me
faire accompagner dans ma démarche par une doula ; Elle pourrait m'aider à trouver
des arguments pour défendre mon projet et à faire mes choix et le jour J à défendre
mes idées quand moi je serais occupée à aider mon bébé dans son parcours du
combattant. Mon choix s'est tout naturellement porté sur Océane, car je la connaissais
déjà. Ensemble nous avons établi un projet de naissance que je voulais simple
et précis. Dès les premiers rendez vous avec mon médecin, je l'avais informé
de ma démarche. Il avait l'air plutôt ouvert sur la question. Lorsque je lui
ai remis mon projet, il l'a lu et a accepté l'intégralité du projet. Il a présenté
mon projet aux équipes, s'est renseigné auprès des pédiatres sur les protocoles
de soins au nouveau né... Je l'ai senti si impliqué dans mon projet. Le jour
de mon accouchement, j'ai eu l'incroyable chance (pour la 2eme fois) de ne pas
souffrir de mes contractions, et d'arriver à la maternité seulement 8 minutes
avant la naissance de Ruben. Je n'ai donc pas eu à batailler ni avant ni pendant
mon accouchement pour faire respecter mes choix. De plus je m'étais énormément
renseignée sur la question. Je me sentais prête, et j'étais très zen par rapport
à ma grossesse et à mon accouchement, si bien que lors des rendez vous,
Océane et moi bavassions comme de vieilles copines pendant des heures ; c'est
sans doute que j'avais besoin de ça.
Finalement Océane n'a pas eu le rôle que je pensais qu'elle aurait. Même si
elle a pas forcément eu grand chose à faire, je savais qu'elle était là si j'en
avais besoin. Les doulas disent souvent que leur rôle c'est parfois d'être simplement
là. Pour moi Océane était la main sur l'épaule qui était prête à me pousser
dans la bonne direction si j'en avais besoin. Je savais à tout moment qu'il
me suffisait de me retourner pour trouver une réponse, et c'est sans doute grace
à ça en grande partie que j'ai su aller droit au but "
Séverine
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Témoignage de Jean-Luc, papa d'Adrien, né le 31 janvier 2006
"Nous avions eu de mauvaises expériences avec le personnel médical
en général, et celui lié à la naissance en particulier.
Je ne visualisais pas son rôle, ce concept de Doula m'était
totalement inconnu la veille de notre rencontre avec Charlotte (à 3 mois
du terme).
J'ai tout d'abord perçu Charlotte comme une alliée
précieuse qui pourrait nous accompagner et nous soutenir face aux «
sachants » de la maternité, nous aidant ainsi à nous protéger
d'inévitables prises de décisions pour lesquelles –principaux
intéressés- personne n'accepterait de nous expliquer le
pourquoi et les conséquences.
Son premier apport a été un énorme réconfort. Nous
avons découvert que nos attentes – qui me paraissaient légitimes
et naturelles – à savoir d'être écouté
et respecté dans notre projet de naissance (notion que je ne connaissais
pas encore) étaient normales. Grâce à elle nous savions
que nos craintes étaient justifiées, mais nous savions mieux comment
nous défendre. Elle nous a permis de découvrir qu'il y avait
d'autres possibilités que la clinique tout aussi sécurisées
mais bien plus humaines.
Charlotte a su nous communiquer les coordonnées de sages femmes libérales,
répondant à notre besoin. Ce besoin d'une sage femme qui
nous accompagne jusqu'au jour J n'était pas nouveau : c'est
ce que nous avions essayé de trouver dès le début de la
grossesse, mais en vain (toutes préparaient, mais aucune ne participait
à l'accouchement). Parmi ces sages femmes, nous avons trouvé
« la bonne pour nous », qui s'est avéré géniale.
Nos RDV avec Charlotte, toujours dans l'esprit le plus chaleureux, nous
ont apporté beaucoup de réponses et de confirmations. Principalement
sur la naissance et l'après – nous étions plus proche
du terme- mais aussi sur les craintes inévitables d'une première
grossesse arrivant à terme. Nos échanges étaient ouverts
et constructifs, sans aucun à priori ni jugement, de telle sorte que
nous étions en toute confiance, et donc capables de poser toutes les
questions y compris les plus intimes.
Charlotte n'a pas pu participer à l'accouchement : notre
sage femme ne voulait pas de tierce personne ce jour là, ce que Charlotte
savait d'ailleurs lorsqu'elle nous l'a recommandée.
C'est cette recommandation qui a été l'inestimable
et plus précieux conseil, car il a permis tout le reste de notre bonheur.
Le jour J, j'ai eu quelques difficultés pour arriver rapidement.
Quand je suis arrivé, le travail déjà bien entamé,
ma femme était au téléphone avec Charlotte qui l'aidait
à se relaxer. Je ne sais pas dans quel état de stress j'aurais
trouvé ma femme sans Charlotte ! Peut-être à la maternité,
en dépression nerveuse ou un acte de divorce à la main...
qu'en sais-je ! L'accouchement à domicile a été
un moment formidable que je souhaite à tous.
Le lendemain de la naissance, nous avons été ravis d'accueillir
Charlotte, qui a su nous donner les tuyaux pratiques indispensables pour prendre
soin de notre bb : comme beaucoup d'homme je n'avais jamais changé
un bb, mais j'ai pu le gérer tout seul à 100% pendant les
3 premiers jours, pour que ma femme récupère le plus vite possible.
L'allaitement n'était pas si facile, et là encore
Charlotte a su guider ma femme. Nous avons compris à ce moment pourquoi
tant de femmes n'arrivaient pas à allaiter. Sans aide, nul doute
que nous aurions pu nous décourager.
Merci encore Charlotte, nous te devons beaucoup !"
Jean Luc
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Témoignage de Sabine, maman d'Adrien, né le 31 janvier 2006
"Voici mon témoignage... mais il est tellement difficile
pour moi de retranscrire ces émotions et cet accompagnement !
Après un début de grossesse où nous recherchions
un accompagnement personnalisé... sans l'avoir trouvé, nous avons
vécu les six premiers mois de notre grossesse avec un accompagnement
"classique" qui ne nous convenait pas ! les 10mn attribués
par la maternité pour vérifier que "tout va bien" chaque
mois nous laissait à chaque fois sur notre faim !
C'est grâce à un forum que nous avons découvert l'existence
des doulas... et de fil en aiguille nous avons rencontré Charlotte !
Et là un nouveau monde s'est ouvert à nous et nous a permis de
cheminer vers la naissance de notre fils d'une bien autre manière !
Au lieu des 10mn attribués, Charlotte venait à la maison et restait
le temps nécessaire à un bel échange ! Charlotte nous a
également permis de rencontrer une sage-femme libérale... afin
de suivre notre grossesse du côté médical.
D'un accouchement en maternité qui me faisait peur... j'en suis venue
à l'accouchement à domicile où je sentais que tout irait
bien !
Pour nous, faire appel à une doula nous a permis de cheminer vers l'accouchement
à domicile... mais surtout de nous sentir accompagnés en tout
moment et de passer à travers nos peurs pour arriver sereins à
l'accouchement !
Charlotte a su me montrer à un moment où résidait ma peur
... à un autre moment elle nous a expliqué le déroulement
de l'accouchement et les peurs que je pourrais traverser le jour J !
Notre sage-femme nous suivait médicalement et abordait le côté
humain... mais Charlotte elle, n'ayant pas le côté médical
... abordait plus profondément ce que nous vivions et tout ce qui va
autour : la fin de la maternité et la vie en tant que jeunes parents
! Elle nous a offert de vastes moments d'échanges complètements
libres autour de la naissance et de la parentalité.
Le jour J, je ne savais pas si je voudrais qu'elle soit là... besoin
d'intimité et peur de me perdre au milieu de trop d'accompagnants ! Pourtant
elle fut là... et fut la seule à être présente au
début ! Mon accouchement ayant commencé en journée, mon
mari était au travail et tardait à venir et la sage-femme n'était
pas encore là ! J'ai alors appelé Charlotte... et là elle
m'a permis de me relaxer, de vivre ce premier temps de l'accouchement... au
téléphone ! Jamais je n'aurais cru qu'un coup de téléphone
puisse me faire autant de bien ! Sa disponibilité immédiate, sa
chaleur humaine et son accompagnement m'ont permis de me relaxer et de bien
entamer cette merveilleuse aventure qu'est l'accouchement !
Charlotte est venue le lendemain pour rencontrer notre fils et là encore,
discuter avec elle m'a apaisé !
Dans les jours qui ont suivi, Charlotte nous a permis de retrouver notre sérénité
dans les quelques doutes que nous avions et les premiers instants avec notre
bébé... mais elle a également sauvé notre allaitement
! Car l'allaitement n'était pas si instinctif que je ne le pensais et
la fatigue de l'accouchement ajouté à la fébrilité
d'être une nouvelle maman... me faisait perdre pied face aux petits couacs
de l'allaitement ! Charlotte a su nous aider et maintenant tout va bien !
Charlotte fait partie intégrante de cette grossesse... et je l'espère
des suivantes :)"
Sabine
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La naissance de Sacha
"Ma grossesse a été un long cheminement à
la découverte de mon corps et de l'enfant qui l'habitait.
Au fur et à mesure des mois, je découvrais la mère que
je voulais être et j'apprenais à faire confiance à
mon bébé pour naître et à mon propre corps pour l'y
aider. De lectures en réflexions, écoutant ça et là
des récits d'accouchements volés par des protocoles hospitaliers,
je prenais conscience de ce que je voulais éviter pour mon bébé
et moi-même. Je ne voulais pas d'un accouchement attachée
à une table les jambes en l'air, qu'on me dise quand pousser,
qu'on me monte sur le ventre ou qu'on me découpe, je ne voulais
pas qu'on me sépare de mon bébé à sa naissance,
qu'on lui passe une sonde dans la gorge, qu'on lui étire
les jambes...
Quand j'ai contacté Charlotte, je voyais la doula comme un tampon
entre nous – mon homme, le bébé et moi – et un corps
médical englué dans des protocoles... Puis, j'ai rencontré
une femme humaine, capable d'écouter les angoisses et les peurs
que cette maternité éveillée chez moi, respectueuse de
mon passé, de mon histoire et de mes blessures.
Le 15 février au matin, je suis réveillée par de petites
vagues douloureuses dans le bas des reins... ça ressemble a des contractions.
Je prends un bain et elles se calment, je me dis que ce n'est pas pour
aujourd'hui. Pourtant, tout au long de la journée, elles reviennent
irrégulièrement. A trois heures de l'après-midi,
je perds le bouchon muqueux mais les contractions sont encore trop espacées
pour que je m'affole plus que ça. Je me dis juste que ça
ne va probablement pas tarder. En fin d'après-midi, les contractions
deviennent plus violentes. Je reprends un bain. Cette fois-ci, cela n'arrête
pas les contractions. En ressortant, elles sont moins douloureuses mais se sont
rapprochées. Elles reviennent à peu près toutes les dix
minutes.
A huit heures et demi, j'appelle Charlotte. Elle me demande si je préfère
partir à la maternité tout de suite pour qu'elle m'y
rejoigne ou si je veux rester encore à la maison pour y avancer le travail.
Je préfère rester le plus longtemps possible chez moi. Les sages-femmes de
la maternité savent qu'elle est avec moi.
Pendant deux heures, elle va me masser le dos pour atténuer les douleurs,
elle va m'aider à gérer les contractions en accroupissant
tout en m'accrochant à son cou, m'aider à me connecter
avec mon bébé pour mieux accepter cette douleur, me rappeler de
me reposer entre les contractions. « La contraction, c'est le temps
du bébé mais le temps entre les contractions appartient à
la maman » me dit-elle. Grâce à elle, moins qui suis plutôt
du genre limace stressée, je suis assez détendue et énergique
pour aller promener mon chien en plein travail tandis que mon mari installe
le siège auto dans la voiture (il sait que si tout va bien je veux sortir
de la mater dans les 12 heures suivant l'accouchement).
Au retour à la maison, la petite balade a eu l'effet escompté
: le travail est vraiment en train de s'accélérer, j'ai
moins de trois minutes de répit entre chacune d'entre elles et
elles sont beaucoup plus douloureuses. Le temps de préparer les dernières
affaires et de déposer le chien chez mes parents et nous nous engageons
sur le périf' sous une pluie battante.
Vers une heure du matin, nous arrivons à la maternité. Je suis
vraiment pliée en deux. Charlotte me rassure, me rappelle qu'en
fin de travail, il y a un moment de désespérance et me dit que
c'est plutôt bon signe et que le bébé ne va sûrement
plus tarder. Nous entrons en salle de naissance... Je peux à peine
bouger. Quand la sage-femme me demande de m'allonger pour m'examiner,
je lui dis que je n'y arrive pas. Elle me propose de me mettre à
quatre pattes, cette position est beaucoup plus supportable. Je ressens aussitôt
comme une décharge électrique et de l'eau coule entre mes
cuisses... La poche des eaux vient de se rompre et la sage-femme me dit
que le bébé est en train d'arriver...
Le moment de la mise au monde reste très irréel. Les souvenirs
me reviennent par bribes. Je pense avoir été dans une sorte de
transe, il me semble que la douleur m'a transcendé et que j'ai
transcendé la douleur. Dans ces instants, Charlotte m'a permis
de ne pas perdre pied. C'est accroché à son épaule
et à celle de mon mari que j'ai mis au monde mon fils. Elle m'a
aidé à ne pas avoir peur et à ne pas oublier qu'au-delà
de la souffrance je vivais les plus beaux et le plus instances minutes de ma
vie : la naissance de mon enfant. Elle me répétait : « C'est
ton bébé... Il ne te fera pas de mal ton bébé...
» Elle m'a aidé à gérer mes cris pour qu'ils
accompagnent le bébé et surtout elle m'encourageait à
garder confiance en mon corps, en mon bébé et à notre faculté
de vivre ce moment en me renvoyant une image positive de moi, en me disant que
j'étais forte, en me soutenant tout le long de l'accouchement.
Elle m'a encouragée à toucher la tête de mon bébé
avant sa sortie et je n'oublierai jamais le contact e mes doigt avec le
sommet de ce petit crâne prêt à jaillir vers la lumière,
comme reste gravée dans ma mémoire l'image de cette petite
tête sortant le mon corps et se retournant pour faire passer ses petites
épaules et son tout petit corps... Cette vision magique m'accompagnera
dans tous les moments que je passerai avec mon fils. Grâce à Charlotte,
j'étais assez sûre de moi pour attraper mon bébé
à sa sortie. Je me sentais forte, j'étais une mère
et non une patiente, j'avais accouché de mon fils et si j'avais
été soutenue et accompagnée dans ces instants, personne
ne m'avait accouchée et cette force me permet de faire face aux
moments difficiles de la maternité.
Mon bébé est né à 1h55 le 16 février 2006,
une demie heure après notre arrivée à la maternité.
Il a poussé aussitôt son premier cri et a fait glorieusement un
petit pipi montrant à tous qu'il était déjà
fier de sa virilité. Son papa était au bord des larmes en découvrant
ainsi qu'il avait un fils.
Je n'ai pas été séparée un seul instant de
mon bébé. Il n'a pas été sondé, trituré
ou baigné. Les sages-femmes ont attendu deux heures pour la pesée
et je l'ai accompagné. Pendant ces deux premières heures,
j'ai souhaité que Charlotte reste à nos côtés.
Elle a accompagnée en douceur la première tétée.
Je l'ai entendue chanter tandis que mon petit Sacha découvrait
lentement le sein de sa maman, le léchouillant tout d'abord avant
de téter goulûment avec toute la force de ses petites mâchoires.
Nous sommes sortis de la maternité le jour même pour découvrir
notre fils en couple dans notre maison avec juste un sage-femme venant nous
voir les premiers jours. Depuis telle une mère expérimentée,
Charlotte est toujours à l'écoute dans les moments de doute...
mais ça c'est déjà une autre histoire."
Yaël, maman de Sacha, né le 16 février 2006
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Témoignage de Julien, papa de Thaïs, née en décembre 2005
"Pour notre deuxième enfant, nous avons choisi l'accouchement
à la maison. Un projet qui sortait un petit peu des sentiers battus du
traditionnel chemin vers la maternité. Nous avons vécu le plus
beau jour de notre vie. Entourés de personne comme Océane notre
doula, qui a su décrypter les petits tracas que Caroline a pu avoir pendant
la grossesse et après l'accouchement.
C'est une personne de confiance qui nous a suivi durant toute cette épreuve
et avec qui nous gardon contact aujourd'hui. Elle a su être à
l'écoute de nos attentes. Pleine de joie elle a toujours su trouver
les mots et les gestes pour nous aider à avancer dans notre projet.
J'ai découvert le métier de doula qui est complémentaire
à celui de sage femme. J'en découvre tous les jours sur
ce qui entoure l'univers de l'accouchement et de l'enfant.
Les doulas sont une source d'information importante pour les futurs parents,
et surtout elles aident les femmes à mieux connaître et comprendre
leur corps.
Pendant une grossesse les futures mamans sont toujours le sujet principal de
conversation des personnes qui prennent des nouvelles. Les papas sont souvent
là pour faire la logistique et on prend rarement de leur nouvelles durant
cette période. Quand Océane appelait à la maison, et quand
on se rencontrait, elle me demandait toujours comment j'allais. Ca fait
vraiment du bien surtout dans le cadre d'un accouchement à la maison,
car nous avions choisi de ne pas en parler à l'entourage proche.
Le jour de l'accouchement elle m'a servi d'interprète
pour décoder l'état de Caroline et surtout pour savoir si
tout aller bien. C'est un support moral. Un simple regard me permettait
de savoir si tout allait bien. Pleine de bonnes initiatives elle a été
très discrète et a su nous laisser des moments d'intimité
pendant le travail qui aident et préparent le couple à l'accouchement.
Elle a su être d'un grand soutien à ma femme avant et pendant
l'allaitement.
Notre couple et notre famille sont aujourd'hui plus forts. Je la remercie
encore pour ce moment unique et inoubliable.
Merci Océane, continue ce joli métier et rend les gens heureux."
Julien
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Témoignage de Caroline, maman de Thaïs, née en décembre 2005
"Je ne sais pas trop quoi mettre ni par où commencer à
vrai dire. S'il n'en tenait qu'à moi, je mettrais juste : MERCI
Mais comme témoignage, ça ne fait pas lourd de suite. Je vais
essayer aussi de ne pas virer dans le mélodrame hein, histoire de ne
pas faire verser de larmes. Donc je dirais que grâce à Océane,
mon deuxième bébé a eu une naissance magnifique, toute
en douceur et accompagnée par des personnes formidables dont Océane.
Sans elle, ni ma fille, ni moi ni Julien n'aurions pu vivre cela. C'est
grâce à elle que notre projet d'accouchement à domicile
a pu aboutir. Tout au long de la grossesse, elle a toujours été
très présente, à l'écoute, nous apportant
réponses à nos questions, réconfort pendant les périodes
de doute et de remise en question... Elle a toujours été hyper
disponible, patiente...Autant, au début de ma grossesse, quand je
lui ai demandé d'être mon accompagnante, je ne savais pas
encore si je voulais qu'elle soit présente lors de l'accouchement,
par pudeur notamment.... C'est bête mais je me posais pas mal
de questions là-dessus, montrer mon corps « éclaté
» me faisait peur... mais au fil des mois, c'est apparu comme
une évidence, je ne pouvais faire sans elle, à un moment, j'ai
même voulu faire qu'avec elle (et mon mari bien sur....) mais
vite, je me suis remise dans le droit chemin hein ! Et le jour de la venue au
monde de Thaïs, elle a tout simplement été merveilleuse.
Ce fut un grand bonheur pour nous de l'avoir à nos côtés
pour accueillir ce nouveau bébé. Je ne pourrais en dire plus sur
ce moment inoubliable...mais si je devais, pas une image, un souvenir, décrire
ce qu'est une doula à mes yeux, ce serait celle-ci :
Océane me tenant la main pendant que ma fille naissait, me tenant la
main comme mon mari l'a fait en me tenant l'autre main, nous avons
formé un TRIO, une image parfaite, une combinaison parfaite.....nous
avons été unis pour ce moment magique, et cela n'aurait
pas été possible, sans le travail d'écoute et de
réassurance réalisé en aval par Océane.... Autant
la sage femme était présente en « retrait » et plutôt
en guise de technicienne (même si je n'aime pas ce terme et qu'elle
m'a énormément apportée sur tous les points) mais
ce jour là, c'est avec Océane que nous avons partagé
cette naissance, au niveau émotionnel, ça a été
hyper fort, et pour nous 3 je pense....elle a fait partie intégrante
de notre accouchement, c'est un peu la marraine de naissance de notre
fille....
Après l'accouchement, dans la continuité de son suivi, elle
a encore été très présente alors que les doutes,
la douleur, les questions étaient encore très présentes.
Elle a su être présente et m'apporter beaucoup de réconfort
afin de m'éviter de craquer avec l'allaitement et les débuts
difficiles. Pour cela, je ne saurais comment la remercier. Je crois que c'est
en grande parti grâce à elle que j'allaite encore car j'ai
au moins voulu arrêter 150 fois le premier mois ! Elle n'aurait
pas été là, j'aurais craqué et stoppé,
et j'aurais eu beaucoup de regrets.... Elle a donc évité
cela, merci encore à toi .....
Océane c'est plus qu'une simple doula, c'est une véritable
amie, et je ne pourrais jamais assez la remercier pour tout ce qu'elle
a fait pour nous.
Merci beaucoup à toi "
Caroline, maman de Noa et Thaïs
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Témoignage de Marianne, maman de Margot
"J'ai entendu parlé de Doula aprés la naissance d'Emilie, flûte, loupé.
Pour Emilie, j'ai suivi le "moule". RDV chronométré
chez l'obstétricien, test berk de "o'sullivan", préparation
nulle en clinique, péridurale et se faire accoucher car trop forte donc
je sentais rien. J'ai foiré mon allaitement car je comprenais pas pourquoi
ma fille vers 15 jours se mettait à faire 10 tétées par jour. Je manquais,
d'infos, de soutien.
Quand j'ai su que j'étais enceinte de Margot, j'ai repris le chemin du
"moule sans trop savoir s'il existait autre chose. Lors d'une réunion
à côté de chez moi, j'ai mieux compris la rôle d'une
SF libérale mais surtout celui de la doula. J'étais enceinte de
presque 4 mois environ. Ce fût une révélation. J'ai pris
contact avec Sandrine (ma doula) pour qu'on voit comment on pouvait s'organiser
et j'ai annulé mes RDV chez l'obstétricien pour en prendre avec
une SF libérale. J'ai vu Sandrine avec mon ami pour voir ce que j'attendais
et lui aussi. Ensuite, on s'est vu que toutes les deux car Eric n'était
pas libre. Une fois, on a parlé du projet naissance. J'en avais fait
un et on l'a retravaillé ensemble. Une autre fois, on a parlé de
mes doutes et angoisses face à cet accouchement que je voulais sans péridurale.
Je crois que c'est tout.
Je l'ai appellée pendant mon travail chez moi. On a beaucoup parlé
et ensuite, elle a pris la route (1h). Une fois à la clinique, c'est surtout
Sandrine qui m'a aidé, Eric était observateur malgré les
invitation de Sandrine. Pendant les contractions, c'est elle qui me massait le
bas du dos, elle me proposait des positions. Quand je suis rentré dans la baignoire de
la salle de travail, elle m'a lu d'une voie douce l'extrait d'un livre que j'avais
choisi: Isabelle Brabant : "Une naissance heureuse ". J'avais
pris le chapitre sur « l'histoire de l'accouchement ».
une fois dilaté à 7 dans le bain à la fin de la lecture,
elle m'a aidé à prendre une décision sans regret : rester
dans le bain ou aller sur la table d'accouchement. J'ai pris la deuxième
option, elle a continué à masser mon dos pendant les contractions, à
changer de position. Par contre, hélas, quand l'obstétricien est
arrivé en fin de travail, elle n'a pas pu rester car ils acceptent qu'une
personne avec la maman. J'ai choisi Eric pour qu'il fasse connaissance de Margot
en même temps que moi. Elle est revenue aprés l'accouchement.
Elle est revenue me voir quelques semaines aprés pour voir comment ça
se passait à la maison mais je l'avais appellée plusieurs fois à
la maternité et à la maison pour qu'elle m'aide et me réconforte
pendant les premiers temps avec Margot et à gérer la jalousie
de la grande soeur de 18 mois. Je l'apelle encore en tant que personne ressource!"
Marianne
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Témoignage de Sandrine, maman d'Adrien 7 mois et demi
"Après une longue réflexion et avec beaucoup de considération
envers la naissance de mon premier enfant, j'ai choisi l'accompagnement à
la naissance avec une Doula.
Je voulais préserver ce moment d'émotion ne rien gâcher
de ce partage que vont vivre mère et enfant pendant des heures ; et garder
au maximum le côté humain de cette aventure que s'apprêtent
à vivre la mère et son futur bébé. Offrir à
mon bébé son plus merveilleux voyage et c'est avec l'aide et le
soutien de Sandrine, que nous y sommes parvenus. Ma doula et celle de mon fils
à naître : une histoire hors du commun. Une vraie idylle déjà
avant sa venue au monde, Sandrine m'a d'abord et avant tout Ecouté, Répondue
à mes questions, Partagé ma grossesse.
Depuis le début je savais ce que je voulais pour nous deux et surtout
ce que je ne voulais pas. La Doula par sa présence m'a aidé à
clarifier dans ma tête toutes les ombres au tableau de la naissance de
mon fils.
Nous avons ensemble partagé des heures et c'est ça être
Doula, la présence, l'oreille, le conseil, l'écoute, l'aide
dans tous les instants, faciles ou difficiles.
En amont de cette naissance avec la mise au point des choix pour mon accouchement,
au moment crucial : du début du travail, au dénouement, et en
aval à la sortie du bébé, et bien plus encore après
la sortie de la maternité. Sandrine a fait preuve de patience, de psychologie,
de soutien affectif, et émotionnel, moral et psychique, elle à
sue me faire oublier la pression du corps médical avec des mots bien
choisis et adaptés au réconfort de sa "patiente", pour
faire de cet évènement, un moment dont on ne peut que garder une
image et des souvenirs inoubliables à la fois pour la mère et
son enfant. Je dirais en mot de fin : choisissez l'accompagnement avec une DOULA
et vous ferez la différence et qui plus est, qui comme Sandrine a la
passion de la naissance au naturel...
MILLES MERCI POUR AVOIR FAIT DE CETTE NAISSANCE UNE TRACE INDELEBILE
Sandrine Maman d'Adrien 7 mois et demi."
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Cécile
"Bonjours à Toutes et à Tous
Parler un peu de mon expérience, ce que veut dire pour moi Doula pour
peut-être un jour redonner cela et accompagner la femme sur ce chemin
du devenir mère...
J'ai accouché de mes deux enfants chez moi en 2003 et 2005, et je fus
accompagnée pour cela par la même doula.
Son rôle, sa présence a évolué au cours de ces deux
expériences.
En premier lieu, j'ai vraiment rencontré "ma" doula lors de
mon premier accouchement. Deux femmes m'entouraient, mon homme à mes
côtés. La sage-femme était mon guide, celle qui me donnait
la direction, le chemin. Il était important qu'elle seule me parle ainsi,
ses paroles étaient comme un gouvernail. Ma doula, elle, a été
ma force féminine, elle a été tour à tour ma sœur,
ma mère, une femme à mes côtés. Mon homme, lui, a
été mon arbre, les bras qui me retenaient, ma force masculine.
Je n'aurais pas voulu demander tout cela à une seule personne comme la
sage-femme. Et je ne pouvais pas non plus attendre tout de mon compagnon, cela
n'aurait pas été juste. La doula m'a offert cette liberté
d'abandon. Et j'ai eu cette sensation sublime lors de cette naissance : j'étais
liée à cette minute présente à toutes les mères
du monde, une forme d'union. La doula m'a caressée, tenue dans ses bras,
m'a mise sur son cœur. La sage-femme, elle, devait être à
distance, elle était le phare, la balise, mon homme, lui, les bras souterrains
qui me retenaient. J'en garde une sensation de danse et de joie partagée.
Ensuite ma doula a été un guide dans mon chemin de devenir mère,
mais à égalité, sans le poids écrasant d'être
et d'incarner La Mère qui est la mienne (beaucoup trop d'expériences
et de mots à dire, qui prend beaucoup de place, dans tous les sens du
terme!). J'ai pu lui poser des questions... comment dire ? plus intimes,
voire anodines, des questions qui ne vont pas de soi devant une sage-femme,
parce qu'il y a déjà beaucoup à faire sur le plan médical
(entretient du cordon, saignements, allaitement...). Ce fut aussi l'interlocutrice
privilégiée de notre couple, le partage de notre quotidien avec
elle.
Ma doula n'a jamais été mon amie durant le suivi de la grossesse
puis ensuite. Je veux dire que lui rétribuer ses services me paraît
juste, clair. La relation intime qui se tisse entre elle et nous (le rôle
d'une doula est aussi très important auprès des pères !!)
est celle d'une amitié, pourtant elle repose sur un accord : la disponibilité
totale et l'empathie.
Je ne pourrais pas avoir la même demande envers une amie. Le fait que
la doula soit une personne "neutre" aussi bien pour moi que pour mon
compagnon me paraît essentiel également.
Enfin, pour la deuxième grossesse, à nouveau, le suivi a été
totalement différent. J'ai eu à vivre le deuil de mon grand-père,
elle m'a beaucoup aidée. Confidente ? non, je ne dirais pas cela. Remettre
à plat les choses, différencier mes émotions et mon bébé,
lui indiquer la peine, prendre de la distance pour se protéger un peu
alors. Et puis avec elle, se faire du bien, masser, parler de la vie, du couple.
A nouveau, pas comme à une amie, de par sa présence "ininterrompue",
elle m'aidait à dessiner et préparer cet accouchement. Nous sentir
prêts.
Puis le grand jour, et là, plus que moi même, je vis quelque chose
de fort, je me sens bien, alors je laisse aller les choses à leur rythme,
et tout se joue en 3 heures!!. Si vite que ni la sage-femme ni la doula n'ont
le temps d'arriver, et que nous accueillons cet enfant, totalement ébahis.
Fière de nous, j'étais tout de même soulagée qu'elles
arrivent toutes les deux quelques instants après. Et si cet accouchement
a été fantastique, ce fut l'après qui s'est transformé
en bataille, douleur sourde et languissante : je veux parler des tranchées
- ou douleurs utérines. Ma doula a été la clef, celle qui
m'a tendu les bras et ouvert la porte, lorsqu'une semaine après, j'étais
toujours clouée dans la chambre, mon petit et moi, prostrés aux
2 coins du lit opposé (elle a suivit la formation AMA, et a commencé
à utiliser la technique sur moi + des points d'accupressure, cela a marché).
Depuis, et parce qu'elle m'a transmis cette passion de la naissance, de femme
à femme nous nous voyons régulièrement car nous avons plusieurs
projets ensemble. Mon métier est celui de l'image, j'aimerais faire un
film sur ces femmes, et raconter, dire leur métier, leur expérience,
dévoiler ce qu'elles sont et font. J'envisage moi-même de devenir
doula dans le futur, et j'ai commencé la formation AMA. Que dire, de
plus ? Que ce genre de rencontre est essentielle, qu'elle m'a permis d'ouvrir
un chant de ma féminité, qu'elle m'a éveillée tout
simplement. Alors MERCI à toutes ces femmes qui nous accompagnent sur
le chemin d'être mère, de leur écoute, leur présence,
leur caresse, et leur parole. Merci d'être là, auprès de
nous, nos sœurs de cœur."
Cécile
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Aicha
Dès le début de ma grossesse, le fait d'accoucher chez moi s'imposait
comme une évidence. J'avais peur des hôpitaux, moi qui n'avais
jamais été hospitalisée qui n'avais jamais eu de fractures
ni problème de santé grave.
Pourquoi donc serai je allé accoucher a l'hôpital ?
Je contacte donc une sage femme; Dominique ; je la rencontre, tout se passe
bien et elle me dit qu'elle travaille avec une doula.
Une doula...j'ai vaguement survolé le sujet sur Internet est ce bien
utile? Que va t elle faire?
Pour moi c'était du superflu et puis je l'ai rencontrée. Valerie
est venue chez moi m'a parlé m'a écouté m'a rassurée
m'a conseillé et m'a expliqué des chose que personne n'aurai pris
la peine de faire à la maternité.
Autour de moi les témoignages de mes amies sur leur propre accouchement
étaient dignes de film d'horreurs. Je n'avais jamais accouché
; étant née par césarienne je ne maîtrisais pas vraiment
le sujet.
Pour moi sage femme et doula sont complémentaires :Dominique faisait
un accompagnement global de ma grossesse et Valérie, comment dire, m'accompagnait
dans mon intimité.
Dans certaines société la transmission se fait oralement, gestuellement,
par imitation, et en France il est rare d'assister à un accouchement
à domicile, de voir une femme allaiter ou materner (il y en a mais elles
se cachent comme si c'était tabou)
Valérie est ma réferente, sans elle je ne sais pas si j aurais
réussi mon allaitement
Sans elle j'aurais crié "je veux une péridurale amenez- moi
a la maternitéééééééé"
V oici mon accouchement :
La veille je perds le bouchon muqueux. Dans la soirée des douleurs irradient
mon dos puis les contractions arrivent. J'appelle Dominique qui me dit "pas
de panique prends un bain et rappelle des que c'est insupportable". J'appelle
Valérie "tu dors?" en pleine nuit je pense que j'aurai pu éviter
de poser la question. Elle prend le temps de me parler et de me rassurer .Dominique
vient me voir au petit matin puis vient le tour de Valérie(que demander
de plus). J'avais tellement pris de bains pour faire passer les contractions
qu il n'y avait plus d'eau chaude, alors mon mari mignon comme il est faisait
des allers retours à la cuisine pour faire chauffer de l'eau dans la
bouilloire(1.5l) pendant que Valérie me tenait la main et me parlait
doucement. J'ai perdu les eaux dans l'eau (facile la rime!) et là j'ai
su que les premières contractions c'était de la rigolade! J'ai
ressenti l'envie de pousser je me suis donc installée sur mon lit a genoux
en appui sur mon mari avec Valérie qui me massait le dos (trop cool) je
vous passe les détails
et là c'était magique ! l'expulsion et mon petit bibou qui atterri
sous mon ventre et qui gigote dans tout les sens et là c'est l'émotion
et le bonheur et on se dit fièrement "en fin de compte c'était
pas si dur que ça" C'était magique personne n'a pris mon
petit pour le laver, je le gardais auprès de moi !
Deux femmes formidables sans qui rien de tout cela ne serait arrivé
Grâce à elles j'ai été actrice de mon accouchement.
On ne m'a pas dépossédée de ma capacité à
être mère.
Par la suite j'ai eu plusieurs visites de Valérie qui venait aux nouvelles
et qui surtout par sa présence m'a responsabilisée, m'a encouragée.
Je me suis senti mère
Tous les parasites qui me contredisent sur ma façon d'élever mon
enfant ne me touchent pas, car elles ont mis en moi cette confiance, cette aptitude
à donner la vie et à en prendre soin.
Avant Valérie était la doula et à présent c'est
ma doula.
Aicha
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Dolores
Nous n'avions rencontré Charlotte qu'une seule fois pendant
la grossesse. Pourtant, lorsque j'ai perdu les eaux, c'est elle
que j'ai eu envie d'appeler tout de suite, c'était
comme ça. Elle est venue. Elle a été présente avec
son cœur, son âme et tout le respect des autres qui la porte. Elle
a toujours demandé quelles étaient nos désirs, nos envies,
nos ressentis.... Elle nous a respecté, nous et le petit ange qui
arrivait.
Elle était là. Toujours présente avec affection, toujours
avec la dose exacte, sans trop, ni pas assez, juste ce qu'il faut pour
que l'on se laisse aller à nos sentiments dans cette aventure.
Un moment important lors de l'accouchement me semble assez bien résumé
ce qu'apporte un doula. Voici.
Lorsque la tête de mon petit garçon allait enfin se montrer, j'étais
debout. Je me suis accroupie et sans m'en rendre compte, je me suis appuyée
en arrière de manière à m'asseoir. A aucun moment
je ne me suis demandé si j'allais tomber ou pas. Mon bébé
arrivait, toute mon attention et mon énergie y étaient consacrées.
Je me suis donc assise et tout s'est parfaitement déroulé.
En y repensant, je me suis demandé quel appui j'avais pu prendre.
Derrière moi était en fait Charlotte. C'est sur elle que
je me suis appuyée, que je me suis reposée pour accueillir mon
enfant. Elle était là tout simplement, où il fallait quand
il le fallait : un appui sûr !
C'est difficile d'expliquer les choses qu'on ressent comme
une évidence. La confiance que je lui ai fait à ce moment précis
témoigne du soutien et de l'importance de sa présence à
mes côtés. Elle participait à l'énergie qui
ce jour-là nous a tous transporté, transformé.
Charlotte a aussi soutenu le papa. Elle a répondu à ses interrogations
et quelque fois un regard suffisait pour le réconforter. Elle nous a
considéré tous les trois : le bébé, la maman, et
le papa. Elle a donné une dimension humaine et respectueuse à
la naissance de notre fils.
Je souhaiterai ajouter que Charlotte a été présente lors
de la naissance à la maison de notre fils. Mais, elle a aussi été
là après, dans les premiers jours si uniques. C'est elle
qui m'a aidé à démarrer l'allaitement, qui
m'a conseillé, réconforté et soutenu dans Ma démarche.
C'est avec elle que je suis sortie avec mon fils, si petit, pour la première
fois. C'est encore elle qui m'a appris à utiliser l'écharpe....que
de conseils précieux dans ces moments de doute. Elle était là
pour répondre à mes questions si nombreuses et parfois qui me
semblaient si naïves. Charlotte m'a toujours écouté,
répondu et laissé le choix.
Au début je n'étais pas décidé à avoir
une doula. Et puis le jour de l'accouchement, c'était évident
qu'il fallait qu'elle soit là. Et aujourd'hui, elle
me paraît indispensable à des naissances futures.
Dolores Fernandez
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"Je me suis sentie écoutée, accompagnée et respectée",
Stéphanie
"...Pour moi, être accompagnée par Pascale ma doula, pendant
ma grossesse, m'a fait appréhender sereinement mon accouchement. Je me
sentais rassurée et sereine à l'idée de savoir qu'une personne
aimante, toujours à l'écoute et disponible était là
pour répondre à mes questions et mes appréhensions. Je
savais que je trouverai en elle les réponses adéquates résultant
d'une philosophie de vie et d'une expérience incontestable. Elle m'a
apporté le côté affectueux, bienveillant et affable inexistant
dans les structures médicalisées. Les moments passés ensemble
mon compagnon, Pascale et moi m'ont permis de mettre à plat mes peurs
et de travailler dessus, d'appréhender un accouchement le plus physiologique
possible, de consacrer du temps exclusivement réservé à
l'arrivée de notre bébé, de réfléchir aux
conditions dans lesquelles nous souhaitions accueillir notre enfant et enfin
d'élaborer un projet de naissance synthétisant le tout. Je me
suis sentie écoutée, accompagnée et respectée dans
mes choix tout au long de cette aventure. Merci à elle de tout coeur... "
Stéphanie Z. maman de Nahia, née en 2004.
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"Un guide merveilleux", Helen, une maman australienne
Nous attendions notre premier bébé et mon mari venait juste de
subir une intervention chirurgicale au cerveau. Nous n'avions pas le temps de
suivre des cours de préparation à la naissance et nous avions
l'impression de ne pas percevoir la réalité à travers les
livres.
Nous avons trouvé notre doula par hasard sur une recommandation, à
mon cours de yoga prénatal. En tant qu'étrangère dans le
système de santé américain (je suis Australienne) elle
comprenait mes inquiétudes par rapport au système de santé
américain et respectait mon désir d'accouchement le plus naturel
possible. Avoir une doula à la naissance de notre fils a aidé
tout le monde - moi, mon mari, et mon fils. Elle allait au devant de mes besoins
avec sensibilité pendant l'accouchement et elle était un guide
merveilleux pour montrer à mon mari comment m'aider de la meilleure manière.
Je recommanderais à tout le monde d'avoir une doula si c'est possible
- surtout dans le cas d'un long accouchement à l'hôpital. Les infirmières
et sages-femmes sont très bien mais elles restent avec vous seulement
le temps de leur garde. Une doula est là en permanence à vos côtés,
anticipant ce qui pourrait aller de travers et faisant de son mieux pour l'éviter.
Ensuite se réjouissant avec vous à la fin de l'accouchement et
dans ces premiers jours difficiles quand une nouvelle maman n'a pas les clés
pour savoir quoi faire avec ce nouveau petit être humain.
Je recommanderais une doula à n'importe quel couple sur le point de vivre
la naissance - particulièrement pour la première fois.
Helen Pitt et William Oliver, parents de Liam, né le 10 juillet
2002, en Californie, USA.
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"Je ne peux dire mieux : elle est là", Blandine
En quoi a consisté l'accompagnement de F. durant la grossesse ?
M'écouter, me répondre, être disponible, la... une présence
quoi, quelqu'un qui te découvre puis te connaît de plus en plus
au fil du temps...
Et puis les mois passant, la date du départ pour Sarlat arriva ; c'était
mon troisième, et j'avais beaucoup de contractions "sans effets",
mais bon... nous décidâmes de partir 15 jours avant la date présumée
par moi, trois bonnes semaines avant celle du gynéco ; la sage femme
libérale, avec qui je faisais une préparation a l'accouchement,
interpellée par ma démarche, se proposa de nous emmener (nous
étions a 500/600 Km de Sarlat, et n'avions pas de voiture ; le trajet
avait été prévu en train, mais...) ; le rêve !!!
Même si bb avait eu l'idée saugrenue de naître en cours de
route, j'étais avec quelqu'un de confiance...
Arrivés a Sarlat, je tombe dans les bras de F. ; nous ne nous sommes
jamais vues, mais je l'ai de suite reconnue... je m'installe, et F. continue
sa fonction d'accompagnement ; paroles, complicités, réassurances
... Constamment entourée d'un "tissu" d'encouragement, de
bienveillance, d'écoute... les derniers jours de grossesse vont se passer
dans la douceur des jours d'attente ; je suis sur place... bébé
peut venir quand il veut... nous ne courrons pas... je connais les personnes
qui seront la pour m'accompagner lors de cette aventure... bien sur, il y a
toujours quelque part le doute "est ce que je vais tenir le coup ?"
"Est ce que je ne prends pas de risques, trop de risques ?"... etc.
...
Et puis l'accouchement... F. est là, revenue rapidement après
la fin de sa journée, parce que bébé a choisi une fin de
journée pour annoncer son arrivée... soudain, mes craintes, mes
doutes, tout tombe... malgré la douleur crucifiante, le bonheur : enfin,
je vais donner la vie !!! (Et non plus me faire accoucher, comme pour les aînés
...)... tout se passe dans le calme, la paix... jamais je n'ai été
aussi présente à moi même... F. est LA...
Son rôle, sa fonction ??? Etre LA, et par sa seule présence m'ouvrir
la voie... me montrer que comme elle l'a fait, je vais donner la vie, traverser
le miroir, et redevenir ensuite la même et pourtant une autre... Concrètement,
me masser le dos avec le jet d'eau brûlante durant la contraction...
échanger quelques mots entre... son regard, sa présence...
Faire ce dont j'ai besoin (avertir la sf que les choses se précipitent,
prévenir mon compagnon et mon fils que l'arrivée du bébé
est imminente...) sans que j'ai quasiment besoin de le dire...
Je ne peux dire mieux : ELLE EST LA...
Et puis après, après le moment de paix magique qui suivit l'expulsion,
après ce premier regard avec mon enfant, tous les deux seuls au monde
avec les autres, après... encore et toujours, être la... me contenir,
me soutenir quand la fatigue, les hormones et le découragement me submergent
... être la dans les petits gestes du quotidien, être la avec le
plus grand qui a du mal à s'habituer, être la quoi...
Je suis restée neuf jours après l'accouchement encore à
Sarlat... Mon compagnon était reparti au bout de quatre jours, devant
reprendre le travail... Je n'arrivais plus à partir, plus à quitter
cet endroit où j'avais vécu une telle aventure, plus à
déchirer ces liens étroits, et pourtant il fallut que je le fasse
...
Durant des semaines et des semaines, je l'appelais régulièrement
... comme avant la naissance... mais là, il y avait tout ce bonheur
partagé entre nous ; tous ces moments extrêmes que nous avions
traversés ensemble, regardant dans la même direction... tout ce
temps où j'avais été, et où j'étais encore,
comme un bateau dont les rameurs fatiguaient par moment, et F. était
le vent qui gonflait alors les voiles et me faisait progresser malgré
tout...
Je ne crois pas qu'elle se soit vraiment rendue compte a quel point sa présence
avait été nécessaire et bénéfique (pourtant
ce n'est pas faute de lui avoir dit)... nous sommes toujours en contacts, et
elle prépare ses examens de dernière année de l'école
de sages femmes de Genève...
Avant ma rencontre avec F., je n'avais aucune idée de ce que pouvait
être une doula, une accompagnatrice ; on m'en aurait parle, j'aurais ri
... était mon troisième, quoi, je étais pas une novice
... j'avais besoin de personne... et maintenant, si un petit quatrième
s'annonçait (ce qui ne risque pas d'arriver...), et bien je ne saurais
plus me passer d'un tel accompagnement...
Cette naissance fut une révélation a de nombreux niveaux, et
comme j'aime a le dire mon tibonhomme m'apporta de nombreux cadeaux dans sa
corbeille de naissance ; et l'un de ces cadeaux est la découverte de
l'accompagnement de la naissance entre femmes ; et pas l'un des moindres !
Blandine Poitel
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Accompagnement post natal, Maria
Je ne pourrais jamais en dire assez au sujet des merveilleux services postnataux
de notre doula. En tant que jeune maman, je n'avais aucune idée
de ce qui m'attendait à la maison en revenant de l'hôpital,
ou de quelle façon je serais débordée, mais je savais que
j'aurais besoin de toute l'aide que je pourrais trouver.
Elle vint nous voir à l'hôpital, moi et ma nouvelle famille,
et elle nous aida à charger tous les vêtements, fleurs et bien
sûr notre bébé dans la voiture. Rien que de voir son visage
à l'hôpital m'a aidé à me calmer. Elle
exhalait la tranquillité et une confiance calme, et elle avait un toucher
apaisant . Elle ne nous a jamais importunés d'aucune façon,
et était extrêmement généreuse de son temps. J'ai
toujours senti qu'elle serait là pour moi, aussi longtemps que
j'aurais besoin d'elle. Je ne fus jamais déçue.
Une fois à la maison, elle nous aida à nous installer avec notre
bébé, défaisant les bagages et arrangeant les affaires.
Elle m'apporta de la pommade pour mes mamelons, alors que j'avais
des crevasses et saignements terribles depuis les premiers jours d'allaitement.
Ensuite elle me donna une “ leçon ” d'allaitement,
me montrant comment masser mes seins si ils commençaient à s'engorger.
J'étais extrêmement reconnaissante plusieurs jours plus tard
quand je me réveillais avec une zone chaude sur mon sein gauche. Heureusement,
grâce à ses conseils, je savais exactement quel était le
problème et comment y remédier.
Pendant les jours et le mois qui suivirent , notre doula était plus
utile que jamais. Elle me montra comment m'organiser pour que je puisse
sortir et aller à mon cours de yoga hebdomadaire, ce qui m'aida
à retrouver la ligne et le moral. Elle était toujours là
par téléphone, jour et nuit pour toutes les questions qui assaillent
les nouvelles mamans inexpérimentées –“ Ai-je assez
de lait ? ” “ Quelle est la meilleure façon de lui donner
un bain ? ” “ Il régurgite encore, est-ce normal ? ”
Elle répondit à toutes mes questions, recommandant des professionnels,
et m'apportant de quoi lire sur le sujet en question.
Mon fils a maintenant 8 mois et je continue de l'appeler pour ses sages
conseils et encouragements. Elle m'a montré beaucoup de choses
nouvelles, et a toujours été là quand j'ai eu besoin
d'elle. Elle rapportait souvent de l'épicerie, faisait un
dîner ou quelques courses aux magasins du coin.
Maria, maman de Jack, né en juillet 2001.
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